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03.09.2016 Mont Blanc du Tacul Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Cyril Rupf   
04-09-2016
Participants : Morgane Hannigsberg, Colin Pelletier, Sébastien Jaques, Felix Würgler, Cyril Rupf

Voici les photos:
https://drive.google.com/open?id=0BxVBbApgy6tGYXFpU21MY0o5NkE

 
Tout commence par le réveil d’une marmotte savoyarde, gentiment réveillée par un doux appel téléphonique lui rappelant qu’aujourd’hui on part dans ses contrées et que surtout, on l’attend depuis 10 minutes ! Le problème de qui paie l’apéro ce soir étant réglé, on prend la route en direction de Chamonix.

 

Arrivés sur place, on s’aperçoit qu’on n’est pas les seuls à vouloir prend le téléphérique de l’Aiguille du Midi. Environ 40 minutes  d’attente. Parfait, ça laisse le temps à celui qui a oublié son piolet d’aller en acheter un nouveau au magasin d’en face.

Arrivés en haut, on commence par descendre une arrête neigeuse assez exposée pour ensuite traverser un long plateau (pas si plat que ça quand on le refera dans le sens inverse !) pour rejoindre le pied du Mont Blanc du Tacul. Une magnifique face nord raide, glacée et parcourue de séracs aussi beaux qu’inquiétants. C’est à ce moment que votre narrateur se demande si c’était vraiment une bonne idée de venir avec sa jambe bionique… C’est aussi ici que les deux cordées se séparent pour aller chacune à leur rythme.

L’ascension de la partie glacière est une longue marche avec quelques passages techniques dans lesquels le piolet était fort utile. A mi-parcours je commence à montrer des signes de fatigue mais avec l’effet de groupe, on continue d’avancer même si c’est très doucement. Une fois sur l’épaule, en  me fondant dans la neige, je tente de me faire oublier pour rester sur place. Mais on ne me laisse pas le choix : « Lève-toi et marche » furent les seuls mots réconfortants qui me seront adressés. Après la remontée de l’épaule, il ne reste plus qu’une petite arête rocheuse à escalader. C’est à ce moment qu’on retrouve la cordée des sprinteurs qui ont pris le temps de faire une sieste au sommet.

Maintenant le contre la montre commence, il faut arriver à l’Aiguille du Midi avant que la dernière benne ne parte ! La descente se passe plutôt bien, le soleil éclairant la face, la neige fond un peu et rend le sol plus souple, les genoux apprécient. On prend le temps de semer des gants, il parait que la glace est un terreau fertile pour le matériel d’alpinisme !

De retour au pied de la face du Mont Blanc du Tacul, on se rend compte du chemin qu’il nous reste à faire, une petite cerise sur le gâteau, encore 300m à gravir ! La fatigue se fait ressentir, les jambes sont lourdes, le souffle est court mais en activant la déconnection des neurones, on avance tels des pantins répétant inlassablement le même geste : pied droit en avant puis le gauche.

Enfin à l’arrivée du téléphérique, et dans les temps ! Certains profitent de la vue, un autre prend le temps de retrouver ses esprits. Et nous voilà de retour à Chamonix pour un verre de l’amitié au pied de l’hôtel de Morgane. Le retour sera un peu plus long que l’aller, la faute au coucher de soleil qui nous oblige à s’arrêter prendre des photos des sommets. Ah, en fait, on a retrouvé le piolet oublié, au fond du coffre de la voiture !

En bref, superbe journée, un grand retour dans la haute montagne pour moi et une belle preuve de solidarité dans l’effort.

Cyril

 

PS : Merci à Felix pour la relecture.

Dernière mise à jour : ( 06-09-2016 )
 
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