Grand Taureau et Fort Supérieur de Larmont 22.04.2018
Écrit par Maurice Zwahlen, photos de Philippe Golay   
24-04-2018
22 avril 2018, Grand Taureau et Fort Supérieur de Larmont
Randonnée pédestre dans le Jura

Participants: Amélie Butty, Jocelyne Kohli,  Francine Perrenoud, Berthy Zürcher, Philippe Golay, François Humbert, Jean-Denis Moschard, Marcel Voisard, Marcel Wermeille, Maxime Zürcher et Maurice Zwahlen (Organisateur).


Avec un départ de la Chaux-de-Fonds relativement tardif, vers 9 heures, nous nous retrouvons tous devant le restaurant des Cernets (1142 m) pour nous mettre en marche à 10 heures. Le temps est superbe, il fait déjà très chaud pour la saison. Par une petite route, nous nous rendons d'abord aux Rossel, les dernières maisons avant la frontière. Nous les dépassons, montons vers Germinand, une grande ferme en France au-dessous de la borne 163. Par une assez rude montée en forêt, le long de la tranchée – frontière, nous parvenons au point 1286, à côté de la borne 158, en granit. Elle est plus récente que les autres qui sont de 1819. A noter que la borne 159 est posée à l'envers, la fleur de lys étant du côté suisse. 
Nous faisons une petite pause boisson, puis nous poursuivons notre chemin vers le sommet du Grand Taureau (1323 m) que nous atteignons vers 11 h 30, après être passé le long de la crête sur une toute petite sente fréquemment encombrée par des arbres brisés, sans doute par la neige et le vent de cet hiver. Nous admirons le paysage qui s'étend sur 360 degrés. On aperçoit entre autres le Chasseron sous un angle inhabituel, le lac de Saint Point, la Dôle, la banlieue de Pontarlier, Morteau, etc… Malheureusement les Alpes ne sont pas visibles, l'atmosphère étant légèrement voilée 
Nous continuons notre route vers l'ouest sur la crête de Larmont et nous parvenons au-dessus de la ferme de la Grange des Miroirs où nous nous arrêtons pour pique-niquer, à l'ombre.
Après un assez long arrêt, nous nous remettons en route, toujours vers l'ouest; nous passons près d'un grand restaurant, seul bâtiment de la petite station de ski de Gounefay. "Son parking ressemble à celui d'une fabrique de montres de chez nous!" dixit Marcel Voisard qui observe les plaques françaises des voitures. Ensuite une route goudronnée nous conduit jusqu'au Fort du Larmont Supérieur, (1176 m) un puissant édifice du 19e siècle, totalement impénétrable et, semble-t-il, plutôt désaffecté. 
Nous faisons là aussi une bonne pause, surtout en raison de ma grande fatigue. Décision est prise: Je retournerai au bistrot de Gounefay avec Francine Perrenoud et nous y attendrons Maxime Zurcher qui viendra nous chercher en voiture après avoir terminé la course avec les autres.
Nous nous séparons et sans le moindre problème, malgré la légère montée, je parviens au bistrot; je vais bien, donc on continue. Nous passons derrière la ferme de la Grange des Miroirs, (1230 m) où nous quittons la route goudronnée ascendante. Nous prenons des sentiers en partie en forêt qui nous mènent à l'abri de Simon Pion (1127 m). Il nous faut franchir plusieurs cimes de sapins abattus par le vent pendant l'hiver. En fait nous y parvenons avant les autres marcheurs, car ils ont dû se frayer un cheminement en contrebas, à travers des bois pas faciles à traverser et avec de très nombreuses clôtures à franchir. Petit arrêt avant les derniers efforts. Comme il faudrait encore marcher quelque 500 mètres sur du goudron, nous décidons de "couper" au-dessous de la forêt. Nous arrivons à la maison dite Les Granges d'Agneaux, (1080 m) après avoir traversé des champs où était passée une machine "casse-cailloux" dont le fonctionnement nous est expliqué par François Humbert.
Nous sommes trop bas, et à proximité de la frontière (borne 165) nous remontons un assez long pré qui nous amène aux Rossel. La boucle est "bouclée", il ne nous reste plus qu'une dizaine de minutes de marche pour arriver sur la terrasse du restaurant des Cernets où des boissons rafraîchissantes sont les bienvenues.
Une toute belle course, par des températures estivales, dans une région inconnue de tous les participants.
Un peu plus de 5 h de marche effective, 15 km parcourus, 400 mètres de dénivelé positif.

Texte: Maurice Zwahlen

Photos: Philippe Golay 

https://photos.app.goo.gl/ObgcTtMpRxpXcz213 
Dernière mise à jour : ( 25-04-2018 )