Rando à ski dans la région du Simplon les 28 et 29 mars

Alors que la météo s’annonçait incertaine, c’est finalement sous un soleil radieux que les dix Neuchâtelois.e.s arrivés de bonne heure en terres hauts-valaisannes se lancent à l’assaut du Breithorn (3436m).
Cadre splendide, rythme costaud, ambiance conviviale : le cadre du séjour est rapidement posé.

Arrivés au col, à peine 100 mètres en dessous du sommet, l’équipe décide cependant d’opérer un demi-tour, en raison de rafales de vents tempétueuses et glaciales.
Personne ne s’y oppose ; de toute façon, le dernier passage, en devers et verglacé, ne vend pas franchement du rêve et la fatigue commence à se faire sentir après les quelques 1400 D+ parcourus depuis le col du Simplon.
Toute l’équipe préfère donc rebrousser chemin, à la recherche des meilleures pentes. Par endroit, les conditions s’avèrent d’ailleurs étonnamment bonnes, grâce aux quelques flocons tombés les jours précédents.

Revenu au seul passage potentiellement scabreux de la course – une courte traversée de pente à 40 degrés sur le flanc du Hübschhorn -, le groupe se scinde en deux.
Enhardis par l’envie de pouvoir faire quelques contours supplémentaires dans la poudreuse, cinq participants s’engouffrent dans une combe, où ils trouvent leur bonheur sur des pentes encore totalement vierges.
Mais l’absence de trace implique un prix à payer: il faut se débrouiller pour remonter. Cyril et Xavier s’attèlent donc à creuser une trace à la pelle sur un flanc relativement raide, avant de constater que, plus loin, une couche de neige ancienne menace de s’effondrer.
Tant pis pour le raccourci ! La décision est prise de remonter toute la combe pour retrouver la « voie normale » en direction de l’hospice du Simplon, où attend l’autre moitié de l’équipe.

La journée s’achève avec un apéro offert par Irmi et Alain, une douche chaude et un souper bien mérités, suivis d’une soirée conviviale, entre jeux, discussions et repos.

Le lendemain, le scénario est à deux doigts de se répéter: quelques centaines de mètres avant d’atteindre le sommet du Spitzhorli (2736m), le brouillard commence à monter et le doute s’installe : faut-il persévérer ou rebrousser chemin?
Heureusement, ce jour-là, la chance tourne en notre faveur : le ciel s’ouvre juste à temps pour nous permettre d’atteindre le sommet et ramener une jolie photo de groupe devant la Croix.
Le retour s’effectue dans une neige changeante, tantôt cartonneuse, tantôt souple, qui rend la descente sportive, mais particulièrement satisfaisante.
L’itinéraire nous mène jusqu’à un petit hameau désert, parfait pour un pique-nique au soleil. De quoi clore ce séjour de la meilleure des manières.

Merci beaucoup à Christophe d’avoir organisé ce weekend – et de l’avoir maintenu même après avoir renoncé à y participer, étant pris par d’autre obligations –, à Alain, Irmi et Cyril d’avoir assumé, au pied levé, le rôle de chef de course et d’adjoints. C’est grâce à vous si tout le monde a pu profiter ce cette sortie en toute sérénité.

Lena

Participant.e.s : Alain (Chef de course), Cyril (adjoint), Irmi (adjointe), Lena, Licia, Morgane, Nicolas, Patrick, Sylvain, Xavier.
Organisateur : Christophe.