Soirée à thème du 24 avril 2026 - Archéologie de haute montagne dans les Andes

Douze participants ont rejoint Maurice Zwahlen pour cette soirée à thème. 

Après un repas canadien partagé sur la terrasse avant la conférence, c'est à l'intérieur que la suite de la soirée a eu lieu.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, Maurice évoque ses différentes découvertes et expéditions à travers le monde, ainsi que l'histoire du "Nouveau Monde" tel qu'il fut nommé par les conquérants espagnols à la fin du 15e siècle. 

Agrémentée de différentes photos, la présentation évoque les premières fouilles archéologiques auxquelles Maurice a pu participer il y a quelque 70 ans. 

On a pu constater que les décorations des fragments de porcelaine découverts sur la côte nord du Pérou sont similaires à celles de leurs contemporaines japonaises.

Les Nazcas ont tracé sur le sol de gigantesques géoglyphes qu'on ne peut, étonnamment, appréhender que vu du ciel et qui restent un mystère, que ce soit pour leur signification comme pour leur réalisation. 

Les Incas étaient très superstitieux et divinisaient toutes sortes d'éléments: étoiles, sources, rochers aux formes bizarres, passage difficiles sur le réseau routier (remarquable pour l'époque), tombes, montagnes, etc. Dans chaque région colonisée, la plus haute montagne visible était sacralisée et les Incas s'y rendaient en procession pour des cérémonies religieuses en relation avec leur dieu Inti dont ils s'approchaient le plus possible en gravissant des sommets, faisant d'eux les premiers "andinistes". Ainsi plus de 150 sommets virent le déroulement d'une cérémonie religieuse, à des altitudes entre 5'400 et 6'700 mètres. Le froid y régnant en permanence a permis la conservation remarquable des objets enfouis ou déposés. 

La découverte de constructions au sommet de nombreuses montagnes fut une surprise pour les alpinistes du début du 20e siècle, eux qui croyaient avoir réalisé une première, souvent dans des conditions particulièrement rudes. Et voilà qu'ils se trouvaient devant un bout de mur, une plateforme, voire un fagot de bois, comme au Tórtolas. Dans un premier temps, personne n'imaginait que ces sommets recélaient des trésors archéologiques.

Maurice évoque ensuite les circonstances des différentes découvertes d'objets précieux, de statuettes ou de momies au Cerro Plomo, au Cerro el Toro et, les plus importantes, au sommet du Llullaillaco, à 6'739 mètres d'altitude.

Pour terminer, Maurice nous narre deux expéditions auxquelles il a pu participer, en 1968, au Tórtolas (6'350 m), à la frontière entre le Chili et l'Argentine, dans le but d'investiguer les vestiges précolombiens.

Maurice est chaleureusement applaudi et répond encore à quelques questions.

Monique Trottet Devaux