Participants : Alain, Sylvain, Jiri et Xavier Organisateur et chef de course : Christophe Une course longue... C'est sans doute pour cela que certains ont hésité et trouvé de bonnes excuses pour se désinscrire ! ;op Christophe, Alain, Sylvain, Jiri et moi nous retrouvons à Neuchâtel samedi vers 7 h du matin et prenons la direction de Randa. Après avoir fait bonne route, nous répartissons le matériel et partons, la fleur au fusil et la goutte au front, vers la Domhütte. Il n'est que 10 h et la chaleur est déjà écrasante. La montée jusqu'à la cabane est belle, longue et escarpée. Nous y arrivons dégoulinants vers 14 h. Pendant que certains font une sieste, d'autres se régalent de tarte aux pommes. La gardienne nous apprend qu'une seule cordée a fait le Dom par le Festigrat depuis l'ouverture trois jours plus tôt, et que l'arête semble en glace. Après réflexion, Christophe opte pour la voie normale, plus raisonnable. Un départ matinal s'impose pour profiter de la fraîcheur nocturne et redescendre avant les orages prévus au milieu de l'après-midi. Le réveil sonne à 2 h 15. Après une nuit étonnamment bonne pour tout le monde, nous quittons la cabane un peu après 3 h. Nous montons vers le Festijoch dans un dédale de roches très instables, avant de prendre pied sur le Festigletscher. Là, une neige déjà molle rend notre progression laborieuse. C'en est trop pour Alain qui, de dépit devant l'état du glacier, décide de jeter l'éponge et de redescendre. Après une courte hésitation, nous décidons de poursuivre au moins jusqu'au col du Festijoch pour voir l'évolution de la neige. Une fois sur l'arête, nous constatons que l'Hobärggletscher semble meilleur. Nous poursuivons donc vers le sommet. Avec ces conditions difficiles, notre progression n'est pas des plus rapides. Nous arrivons tous les quatre au sommet après 6 h 30 d'effort. Le retour est long… très, très long… La partie supérieure du glacier se passe bien, puis nous tirons deux rappels dans le Festijoch, ce qui semble plus raisonnable vu la fatigue accumulée. La suite jusqu'à la cabane est nettement moins agréable. Nous y récupérons rapidement le matériel laissé et reprenons le chemin de Randa sans tarder. Au loin, l'orage gronde déjà et nous voulons passer les échelles et les câbles avant son arrivée. Nous arrivons épuisés à Randa un peu avant 17 h, sous une pluie rafraîchissante. Nous y retrouvons Alain, qui est redescendu tranquillement, a fait une petite sieste et a cueilli les ingrédients de sa prochaine potion magique. Un grand merci à Christophe pour nous avoir conduits jusqu'au bout de cette très belle course !
Xavier